Collection Petite Bulle d’Univers :

n° 1 - ALICE EN SON FOR INTERIEUR

n° 2 - TÊTE À TÊTE

n° 3 - LA PETITE BEBETH


n° 4 - FUITE DE FLUIDE

n° 5 - L'OMBRE DE L'ARBRE ABATTU



Et si les ombres avaient peur de nous et non l’inverse ?
Et si elles en avaient assez d’être clouées au sol par notre
mépris, alors qu’elles rêvent de voler ?
Et si elles se battaient tous les soirs contre la nuit pour
nous sauver de l’oubli, pendant que nous dormons
paisiblement ?
Et si…
Et si, au détour d’une balade, une ombre qui n’appartient
à personne te proposait de l’écouter ? Le ferais-tu ?
Elle te raconterait l’histoire d’un arbre millénaire régnant
sur une plaine vaste comme le monde et d’un petit
homme armé d’une machette.
Accepterais-tu de baisser les yeux pour te contempler
dans ce miroir sombre en contrebas ?

« Prends soin de ta nouvelle ombre, car elle sera toujours à tes côtés.
C’est ta plus fidèle amie, elle ne te laissera jamais tomber.
Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur
et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.
Elle a le cœur gros et ne craint donc aucune blessure. »


Pour cette cinquième Petite Bulle d'Univers, Li-Cam et Philippe Aureille nous livrent un « petit conte écologique pour tous » narrant la rencontre entre un homme et une ombre qui n’appartient à personne.

Le dialogue qui s’installe entre eux révèle la clef de la genèse des ombres et par là même, la relation intime qui unit tous les êtres vivants. En fusionnant le végétal, le corps humain et le règne animal par le truchement des ombres, cette fable animiste fait la lumière sur le rôle prépondérant de l’Homme dans l’équilibre précaire de la nature.
La légende de « L’ombre de l’arbre abattu », rappelle qu’en tant qu’espèce dominante, nous sommes responsables du confort et de la pérennité des autres espèces. Sans nous culpabiliser, elle en appelle néanmoins à notre clairvoyance...






Un robinet qui goutte avec désinvolture dans la salle de bains.
Un agacement qui va grandissant. Une insomnie qui s’installe…
Une baignoire qui se remplit d’eau chaude.
Un rêve éveillé.
Une fuite de l’esprit vers un hypothétique réconfort. Une mer d’encre qui se condense par plaques pour donner corps à des avatars loufoques dont le seul but est d’aider l’ " Auteure " à mettre en mots ses pensées.
Un combat titanesque contre un monstre qui ne veut pas que son encre s’épaississe et qui refuse de laisser les mots couler vers la réalité.
Une lutte intestine entre les multiples facettes d’une même entité, celle de l'écrivaine.
" Je " est Li-Cam… ou peut-être pas.
La narratrice a perdu les commandes de son récit. Existe-t-elle seulement ?
Li-Cam ne serait-elle pas comme tous les autres personnages
créés par l’esprit fécond de la nouvelliste…
une projection de mots…
un épanchement cérébral… une fuite de fluide ?

« Je ne suis qu'un fluide qui fuit,
un liquide qui s'échappe,
une mer dans laquelle viennent se diluer
toutes les peurs et les haines du monde.  »


Pour ce quatrième ouvrage de la collection, Jean-Emmanuel Aubert, Li-Cam et Philippe Aureille, nous offrent une vision originale du processus de création artistique, en opposant son aspect salvateur à la schizophrénie de l'artiste tiraillé entre son art et la nécessité de gagner sa vie.

Ils nous font découvrir une fluidité. Mais de quel liquide s'agit-il au juste ? De l'eau, de la sueur, du sang, des larmes, de l'encre ?
Les photographies de Jean-Emmanuel Aubert et la création graphique de Philippe Aureille font merveilleusement écho à ces questionnements, en interrogeant le lecteur sur ce qu’il voit ou croit voir, sans jamais lui livrer de réponse.
Avec « Fuite de Fluide », chacun gagne en liberté. Les artistes s’émancipent par leur création et le lecteur reste libre de se faire son interprétation.






Bébeth n'a que huit ans. Elle est petite pour son âge mais grande dans sa tête.
Encore trop jeune pour vraiment comprendre le monde qui l'entoure,
elle pressent déjà le chaos et les paradoxes de la vie.
Cette compréhension précoce des enjeux de la condition humaine,
toutes ces idées qui tournent dans sa tête
- et auxquelles personne ne semble pouvoir répondre -
sont les sources d'une angoisse qui la contraint à se réfugier
dans un monde chimérique, mélange entre rêve et réalité, où la maladie,
la mort, l'échec ne sont que des artifices de l'esprit, comme tout le reste.

« Alors, je ne dis pas que : je tourne souvent en rond pendant des heures
autour de la table du salon, que quand je le fais,
des milliers d’images éclatent dans ma tête comme un feu d’artifice,
que je porte en moi les germes de milliers de mondes
dans lesquels je n’existe pas... 
 »

« La petite Bébeth » est le fruit de deux années de travail et de réflexion, une longue gestation indispensable pour donner vie à un ouvrage s'adressant à la fois aux adultes et aux enfants (à partir de 10 ans). Cet ouvrage est un hybride, à l'image de son narrateur, dont la compré-hension échappe aux dictats de la maturité.
Traitant à mots couverts d'une forme d'autisme très spécifique, « La petite Bébeth » illustre parfaitement le propos de la collection « Petite Bulle d'Univers » qui comme son nom l'indique, privilégie une perception « intériorisée » de la réalité.

A l'occasion de ce troisième numéro, Laura Vicédo, Li-Cam et Philippe Aureille nous offrent une vision émouvante et personnelle de l'imaginaire enfantin autour du thème du « recyclage ».
« La petite Bébeth » s'est nourrie des sculptures chimériques en matériel de récupération de Laura Vicédo et des interrogations de Li-Cam sur le rôle thérapeutique de l'imaginaire enfantin.







Léonard Centête et son ami Picassiette sont aujourd’hui connus de par le monde,
Le premier pour ses écrits et le second pour sa fameuse série de portraits
consacrée à l’homme aux mille visages.
Nous les connaissons l’un et l’autre séparément mais voilà que nous découvrons
à travers cet ouvrage l’extraordinaire lien qui les unit.
Pour la première fois, Léonard Centête consent à lever le voile sur le mystère
qui l’entoure et sur sa collaboration avec le grand Picassiette.
Il nous livre par la même occasion une confession vibrante d’humanité…

« Je suis la preuve que l’identité n’est pas d’une seule pièce contrairement
à ce que la pensée commune prétend
 » - Léonard Centête

Tête à Tête est une galerie des glaces qui s’amuse à nous renvoyer une image déformée de ses auteurs. Ce livre nous conte l’histoire d’un écrivain dont la vie a pris un sens grâce à l’oeuvre d’un peintre de renom. Un grand nombre de disciplines artistiques sont réunies pour illustrer ce propos : une nouvelle, des poèmes, des peintures, des gravures et des dessins. De ce fait, Tête à Tête mérite amplement sa place dans la collection « Petite Bulle d'Univers ».

La genèse de l’aventure s’est échelonnée sur plus d’une année et a pour origine une série de portraits réalisés par Bruno Leray. Les interrogations communes de Bruno Leray et de Li-Cam sur les thèmes de l’identité et de la différence ont ensuite défini les possibles de ce conte fantastique.
La sensibilité et l'esthétique personnelles de Philippe Aureille ont permi l'élaboration et la réalisation de l'ouvrage « Tête à Tête ».







Alice est en fuite. Elle court à en perdre haleine le long d'une route de campagne
qu'elle ne connaît pas. Des poursuivants sans visage sont à ses trousses.
Épuisée, Alice trouve refuge dans une vieille demeure abandonnée, mais malheureusement
pour elle et par le plus grand des mystères, ceux qui la traquent l'ont devancée.
Pourquoi tant d'inconnus en veulent-ils à Alice ?
Qu'a t-elle fait  pour mériter un tel acharnement ?
Alice préfère fuir au risque de se perdre plutôt que de tenter d'apporter des réponses à ces questions.
Son attitude n'est-elle pas dangereuse ?


La collection PETITE BULLE D’UNIVERS a pour vocation :
• de réunir des artistes pour enrichir leurs visions créatrices,
• Faire se rencontrer des univers personnels pour dégager plus de sens …

La collection PETITE BULLE D’UNIVERS est le terreau fertile entre :
• Un jeune auteur, un artiste plasticien et un graphiste.

L'intervention des arts plastiques multidisciplinaires et la création graphique s'entendent
comme un supplément d'âme, un apport de sens qui ouvre le champ des possibles.

LES PETITES BULLES D'UNIVERS SONT LES FRUITS DE LA RENCONTRE D'UN AUTEUR, D'UN PLASTICIEN ET D'UN GRAPHISTE.

Li-Cam, auteur lyonnais, envisage l’écriture comme un pont merveilleux entre son univers intérieur et la réalité de ce monde. Ses thèmes de prédilection sont la différence et la quête d’identité.
http://www.li-cam.net

Bruno Leray peintre, graveur, plasticien. Ses images appartiennent à un univers entre figuration et abstraction, le rêve, le signe. Son travail autour des traces, empreintes, griffures, aléas du trait et de l’écriture, mais aussi du portrait, auto et autres, interroge la vie avec un perpétuel renouvellement d’espoir et de désir. L’expression est instinctive parfois violente.
Philippe Aureille*, graphiste, photographe, triture la matière, fusionne les matériaux, pour créer l'alchimie révélant la magie de la collection.
Laura Vicédo*, graphiste, plasticienne, travaille la matière et le volume pour redonner corps et vie à des objets oubliés. Du recyclage naît un univers empreint de poésie.
Jean-Emmanuel Aubert, plasticien photographe, définit son travail comme une "attention à l'inattendu" qu'il guette et transcende sans jamais vraiment le provoquer. Aimant douter de ce qu'il voit, il expérimente de nombreuses approches, des techniques très personnelles qui lui permettent, sans recours à des mises en scènes trop artificielles ou à l'ordinateur, de saisir l'imprévu et l'éphémère avec une justesse confondante. Son regard scrute le fond de la matière pour y faire naître des mondes mystérieux et poétiques, à la fois porteurs de quiétude et de danger.

* membres du studio desperado
www.studiodesperado.com